Naissance prématurée

Publié le 21 Jan 2018 à 17h33

Aujourd’hui je mélange témoignage et bonne cause en vous parlant du beau parcours de Camille née à seulement 600 grammes et d’un événement, celui de la course des héros en espérant pourquoi pas vous motiver et vous convaincre d’y participer.

Un rappel sur la course des héros : La course des héros c’est un défi sportif ou vous pouvez courir ou marcher et parcourir entre 2, 6 ou10 KM pour l’association de votre choix ,il y en a plus de 200 à défendre…

J’ai pour habitude de vous parler de L’association Gregory Lemarchal, cette fois je ne vais pas vous parler d’une association mais plutôt de donner la parole à une jeune femme qui évoque son histoire et qui explique comment et pourquoi cette année, grâce à ceux qui vont la soutenir elle sera symboliquement elle même le héros de son histoire pour ses parents et pour l‘association préma!  

 

Camille à aujourd’hui 22 ans …

Je suis née un jour de mai 1995. Un peu trop tôt. Beaucoup trop tôt en fait. En effet, j’étais pressée de découvrir la vie et j’ai pointé le bout de mon nez à 24 semaines et demie, soit, 5 mois et demi de grossesse, tout ça à cause d’un méchant streptocoque que ma mère avait contracté. A la naissance, je pesais 600 grammes et mesurais 24 centimètres. Pas bien grosse n’est-ce pas ? A ce moment-là, rien n’était gagné d’avance. Deux grandes options s’offraient à moi : vivre ou mourir. Et si je venais à vivre serait-ce avec des séquelles d’une si grande prématurité ? Je me suis battue, avec toute la force et l’espoir que mes parents me transmettaient. Eux, ne l’ont jamais perdu l’espoir. Même si cela a été très difficile. Même si certains mots de certains médecins allaient à l’inverse de ce qu’ils pensaient. Ils n’ont jamais désespéré. Je dois ma vie à mes parents.Un jour, les médecins leur ont dit que j’étais une « miraculée ». Ils m’ont raconté qu’une nuit les machines ne pouvaient plus rien pour moi. Je me suis battue comme j’ai pu et un des médecins a dit à ma mère : « si elle se bat dans la vie comme elle le fait dans sa couveuse, elle sera Président de la République ». Savez-vous pourquoi je me suis tant battue ? Parce que mes parents étaient présents à mes côtés. Ils étaient là, à tenir mes toutes petites mains, mes tous petits pieds. A caresser mes minuscules joues et mon tout petit corps dans cette grande couveuse.Je voudrais dire un mot à tous les parents, qui, comme les miens, ont vécu « l’horreur » de la trop grande prématurée et/ou de la prématurée tout simplement.Sachez qu’il ne faut jamais que vous perdiez espoir pour votre/vos enfant(s). Ils ont besoin de vous. Même si vous pensez que le corps médical vous remplace (change, biberons, câlins, etc…). Ce n’est pas vrai. Une infirmière est une infirmière et une maman est une maman, un papa est un papa. Vous avez votre place auprès de votre enfant. Il a besoin de vous et vous avez besoin de lui. Je suis sûre et certaine que si je suis en vie aujourd’hui, c’est, certes grâce au personnel qui a réussi à me sauver, mais je ne me serai jamais autant battue si je n’avais pas senti, chaque jour, la présence de mes parents. Sans eux, je ne serai pas là aujourd’hui. Je ne pourrai jamais assez les remercier pour tout ce qu’ils ont fait pour nous (j’ai une sœur jumelle). Ils étaient là, tous les jours, à venir nous voir. Nous avions des tuyaux partout : oxygène, perfusions, sonde d’alimentation, etc… Nous étions toutes petites, minuscules. Mais ils étaient là, toujours. Je leur doit ma vie.Même si votre bébé est petit, fragile, prenez-le dans vos bras pour qu’il sente votre chaleur, touchez-le pour qu’il sente votre présente, parlez-lui pour qu’il vous entende, qu’il ne se sente pas perdu. Si mes parents n’avaient pas fait tout ça, aujourd’hui, je ne serai pas là. Je me suis battue pour eux, grâce à eux.

Aujourd’hui j’ai 22 ans. Je n’ai aucune séquelle. Je vis comme tout le monde. D’ailleurs, depuis ce mois de juillet, je suis infirmière et fière de l’être (eh oui, la Présidence ne sera pas pour tout de suite !). J’ai travaillé pendant quelques mois dans un service de néonatologie (coïncidence ?) et je peux vous certifier que les bébés ont besoin de la présence de leurs parents. Heureusement, je ne me souviens pas de tout ce que j’ai pu traverser durant cette période, mais, je vais me répéter, si je suis en vie aujourd’hui, c’est grâce à l’Amour et à la force que mes parents m’ont transmis. Alors, gardez l’espoir. Toujours.

Papa, maman, je vous remercie d’avoir été là pour nous et de l’être encore aujourd’hui. 

À l’occasion de l’ouverture des inscriptions pour la Course des Héros, j’aimerai dédier ce témoignage à l’association « SOS Préma » qui y participe chaque année, et bien évidemment, à mes parents.

Camille .

L’approche de l’été est source de motivation pour remettre son corps en forme et à niveau , le meilleur des choix est de ne pas s’y prendre au dernier moment. Alors cette année si vous aussi  décidiez d’allier forme et générosité en préparant vous aussi votre course! Seul à plusieurs ou entre amis et pourquoi même déguisé pour ajouter un peu plus de fun tout est possible la vie est une fête ne l’oubliez jamais , aidez les autres et soyez en forme ! :) 

et pour celles et ceux qui ne peuvent pas participer à la course vous pouvez toujours soutenir Camille dans son très beau projet à ce lien :) 

Pour: http://www.alvarum.com/camillefabry4?avFrom=fundraiserShare

http://www.sosprema.com

Infos : http://www.coursedesheros.com 

Sabrina Perquis

Par Sabrina Perquis

A propos de moi...
Comédienne/Réalisatrice AnimatriceRadio/ChroniqueuseTV Bloggeuse Santé Bien-être Sabrina Perquis est née le 12 mars 1981 en banlieue sud de Paris. Depuis toute petite Sabrina est attirée par le monde de la comédie et de la beauté. Dès l’âge de 3 ans, elle participe à de nombreuses émissions TV, Presses, Radio...
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